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EN BREF

  • Titre : Lavaa Game

  • Format : série animée

  • Public : étudiant[e]s

  • Thématiques : volcans, place des femmes… et des hommes

  • Territoire : Auvergne

  • Production : Laurent Baleydier

  • Statut : lancement janvier 2026

Le projet

Lavaa propose un regard sensible et exigeant sur la jeunesse scientifique contemporaine.
Sans simplifier à l’excès, la série aborde des sujets complexes à travers des situations incarnées, des dialogues et des personnages en évolution.

Le territoire auvergnat — volcans, vallées, lieux de recherche — structure le récit et participe pleinement à l’expérience narrative.

Une héroïne contemporaine

Lavaa est étudiante en volcanologie.
Curieuse, déterminée, parfois excessive, elle évolue dans un environnement exigeant, encore largement masculin.

À travers son parcours, la série interroge :

– la construction de soi
– le rapport à la science
– les rêves et les tensions intérieures
– la place des femmes dans les filières scientifiques

Une démarche de médiation

Au-delà de la série, Lavaa s’inscrit dans une démarche de médiation scientifique et culturelle, en lien avec :

– les territoires
– les établissements éducatifs
– les collectivités

Le projet vise à valoriser :
– la science comme démarche vivante
– le patrimoine naturel et culturel
– l’engagement des jeunes dans des parcours exigeants

Éléments disponibles

– Dossier de presse (PDF)
– Communiqués de presse
– Visuels HD
– Logo
– Extraits vidéo
– Informations de contact

La Matinale – Laurent Baleydier
Créateur de la Série Lavaa Game
28 Janvier 2026

Fabien (Radio Arverne) : Aujourd’hui, nous vous présentons une nouvelle série animée produite en Auvergne, au carrefour de la science, de la jeunesse et des enjeux de société. Son titre : Lava Game. Cette œuvre suit le parcours d’une étudiante en volcanologie, entre ses recherches sur le terrain et sa vie quotidienne. Elle interroge ce que signifie être scientifique aujourd’hui, particulièrement pour une femme dans un univers encore majoritairement masculin. Pour en parler, nous recevons Laurent Baleydier, producteur et créateur du projet. Bonjour Laurent.

Laurent Baleydier : Bonjour Fabien.

Fabien : Merci d’être avec nous sur Radio Arverne. Pour commencer, pouvez-vous nous présenter Lava Game ? Qui est Lavaa et quel est le point de départ de l’intrigue ?

Laurent Baleydier : Lavaa est une étudiante à Clermont-Ferrand. Le jour, elle se consacre à la volcanologie et aux mathématiques ; la nuit, elle rêve que les volcans d’Auvergne se réveillent.

Fabien : Pourquoi avoir choisi une étudiante en volcanologie comme protagoniste ?

Laurent Baleydier : Je pense que la science est trop absente des débats actuels et qu’elle est en permanence remise en question. Quand j’étais jeune, notre horizon était l’an 2000, un avenir porté par des découvertes passionnantes : voitures volantes, cités sous-marines ou progrès médicaux majeurs. La science était alors un vecteur d’espoir. Aujourd’hui, j’ai le sentiment que pour la jeune génération, cet horizon est plus bouché. C’est ce constat qui nous a poussés à créer cette série.

Fabien : Lavaa n’est pas une héroïne « parfaite » ou figée : elle observe, elle apprend et se montre parfois excessive. Pourquoi était-il crucial de construire un personnage aussi nuancé ?

Laurent Baleydier : Nous voulions éviter les stéréotypes et les clichés. Pour qu’une série soit intéressante, les personnages doivent avoir une certaine profondeur. Lavaa est une jeune femme brillante, sportive et douée, mais elle est aussi profondément perturbée par le monde qui l’entoure. Son intérêt pour les sciences nous permet de diffuser un message plus optimiste et d’offrir des perspectives motivantes aux jeunes, comme celles que j’ai connues.

Fabien : Est-ce aussi une manière de s’éloigner des figures de scientifiques souvent trop lisses dans la fiction ?

Laurent Baleydier : Absolument. Lavaa se pose des questions existentielles sur sa place dans la société. Son passé est marqué par le drame : elle a perdu ses parents à l’âge de trois ans lors de l’éruption du Merapi en Indonésie, où ils travaillaient eux-mêmes comme volcanologues. Elle a ensuite grandi aux États-Unis, élevée par son grand-père et ses gardes du corps. Son retour en France est donc un véritable déracinement.

Fabien : Vous êtes ingénieur de formation. En quoi cela a-t-il influencé votre manière de rendre la science concrète à l’écran ?

Laurent Baleydier : Quand j’étais enfant, je regardais Goldorak. C’était captivant car, bien que destiné aux enfants, on nous y parlait comme à des adultes. Lors des combats, le récit intégrait naturellement des notions scientifiques : ondes sismiques, pression sous-marine ou types d’éruptions volcaniques. Ce contenu s’insérait de manière fluide dans l’intrigue, et c’est précisément ce qui m’a donné le goût de la science.

Fabien : La série aborde également la place des femmes dans les sciences. Comment avez-vous traité ce sujet sans tomber dans un discours trop militant ?

Laurent Baleydier : En rappelant simplement les faits. Par exemple, dans les filières informatiques, on ne compte que 15 % de femmes. À l’heure du développement de l’intelligence artificielle, se priver de la moitié des cerveaux disponibles pour des secteurs aussi stratégiques est une aberration. Notre démarche n’est pas du militantisme pur, mais plutôt de l’humanisme : nous cherchons simplement à rétablir un équilibre nécessaire.

Fabien : Enfin, Lavaa est accompagnée d’un coach, incarné par Philippe Ruby, qui joue son propre rôle. Que transmet-il à la série ?

Laurent Baleydier : Philippe apporte toute sa profondeur. C’est un homme hors du commun qui a dû s’adapter à des handicaps visuels. Dans la vie, il accompagne aussi bien des politiciens que des chefs d’entreprise ou des adolescents perdus. Il se définit comme un « projecteur » : il éclaire l’environnement de la personne pour l’aider à comprendre le monde et à se comprendre elle-même. Intégrer ce personnage réel dans une fiction animée est une chance incroyable pour explorer la psychologie de Lavaa et celle de notre société.

 

Fabien : Votre œuvre est très ancrée dans le réel : on y retrouve les volcans, les vallées et les lieux de recherche de notre région. Comment le territoire auvergnat structure-t-il votre récit ?

Laurent Baleydier : C’est assez simple : Lavaa est sur place et elle évolue en permanence dans des décors quasi réels. Nous ne modélisons pas de maisons existantes par respect pour la vie privée des habitants, surtout si la série rencontre le succès, mais elle parcourt véritablement tous nos volcans. Ce qui est intéressant, c’est que l’on cite souvent les mêmes, comme le puy de Dôme ou le Pariou, alors que la chaîne des Puys compte 200 volcans, et bien plus encore si l’on élargit le périmètre. J’habite moi-même à Mirefleurs, au pied du puy Saint-Romain : c’est un site extraordinaire avec un panorama fantastique, et il fera l’objet d’un épisode dédié.

Fabien : On a le sentiment que l’Auvergne devient presque un personnage à part entière de la série, finalement.

Laurent Baleydier : Absolument, c’est un territoire fantastique. Je ne suis pas originaire de la région, mais je m’y suis installé car je suis tombé amoureux de ces paysages et de ces volcans qui sommeillent. On sait aujourd’hui qu’un réservoir de magma se trouve à quelques dizaines de kilomètres sous nos pieds. Ils sont endormis, mais ils constituent un décor fascinant et intrigant.

Fabien : La série assume un contenu scientifique rigoureux, sans simplification excessive. Est-ce un choix délibéré de faire confiance à l’intelligence de vos jeunes spectateurs ?

Laurent Baleydier : C’est un parti pris global. Aujourd’hui, les jeunes sont saturés d’émotions immédiates. Ils parcourent les réseaux sociaux, comme TikTok ou Instagram, dans des boucles hypnotiques. Ils sont un peu prisonniers de ces contenus très courts, chargés émotionnellement pour être plus facilement manipulables. Une émotion est souvent un raccourci mental qui permet d’aller très vite d’un point A à un point B dans un contexte complexe. Par exemple, face à un lion dans la savane, la peur nous fait grimper aux arbres instantanément.

De notre côté, nous refusons de nous limiter à ces petites séquences émotionnelles. Nous voulons que ces moments s’étendent pour laisser place à la réflexion. La réflexion apporte sa propre forme de joie et de satisfaction. Dans un monde complexe, il est essentiel de donner aux jeunes les outils pour l’appréhender par la pensée.

Fabien : Lavaa Game est une création indépendante que vous développez et produisez vous-même. Qu’est-ce que cela change en termes de liberté artistique et éditoriale ?

Laurent Baleydier : Sur le papier, cette indépendance permet tout. Cependant, il est primordial de s’imposer ses propres limites éditoriales. Notre but n’est pas de faire de la politique, mais de rester fidèles à certaines valeurs et à une certaine éthique. C’est un mot qui a tendance à disparaître aujourd’hui, alors nous nous efforçons de faire les choses avec honnêteté.

Fabien : Ce projet mêle création artistique, médiation scientifique et culturelle. Envisagez-vous des partenariats avec des collectivités ou des établissements pour diffuser la série auprès de la jeunesse ?

Laurent Baleydier : Oui, nous avons déjà commencé à contacter les acteurs locaux, et ce travail de terrain s’intensifiera dans les prochaines semaines. Nous voyons ce lancement comme le point de départ d’un projet beaucoup plus vaste pour la région. La fiction peut offrir un éclairage extraordinaire sur l’Auvergne. On l’a vu avec des sagas comme Game of Thrones ou des films comme Indiana Jones : certains sites touristiques ont explosé simplement parce qu’ils servaient de décor à une histoire. Travailler avec les forces vives locales pour valoriser notre territoire à travers ce contenu est une opportunité passionnante.

Fabien : Pour conclure, quel sentiment souhaiteriez-vous que les spectateurs, jeunes ou moins jeunes, gardent après avoir regardé Lavaa Game ?

Laurent Baleydier : J’aimerais qu’ils se disent : « Pour une fois, on ne m’a pas pris pour un imbécile ; j’ai appris des choses tout en m’amusant ». Si nous atteignons cet objectif, j’en serais vraiment ravi.

Fabien : Merci beaucoup, Laurent Baleydier. Je rappelle que Lavaa Game est une série animée indépendante consacrée à la culture scientifique, aux volcans et aux enjeux de société. Elle est à découvrir dès maintenant sur le site lavaa.fr. Merci Laurent, et à très bientôt.

Laurent Baleydier : Merci à vous, Fabien, et merci à tous les auditeurs. Au revoir.