LAVAA n’est pas une fiction « hors-sol ». Elle ne pourrait pas se dérouler n’importe où ailleurs. La série est viscéralement liée à l’Auvergne, cette terre sculptée par le feu, la roche et le temps. Ici, le paysage n’est pas une simple toile de fond : il est un personnage à part entière. Il dicte son rythme au récit, bouscule l’héroïne et donne corps aux enjeux scientifiques. Des sommets de la Chaîne des Puys aux rues de Clermont-Ferrand, le territoire devient un espace de tension, de mémoire et de transformation.
Un laboratoire à ciel ouvert
La Chaîne des Puys n’est pas seulement un panorama de carte postale reconnu mondialement ; c’est un terrain d’étude scientifique majeur. Dans la série, chaque volcan fait écho au parcours de Lavaa. Comme ces géants endormis, la jeune étudiante est habitée par une énergie profonde, parfois contenue, parfois explosive, marquée par ses propres failles et ruptures.
Réconcilier l’imaginaire et la rigueur
L’ambition de la série est de rendre la science vivante. La volcanologie et la géologie ne sont plus des concepts abstraits : elles deviennent des disciplines concrètes, pratiquées sur le terrain, avec leurs contraintes et leurs imprévus. En faisant dialoguer la fiction avec la réalité scientifique, LAVAA prouve que la connaissance n’enlève rien à l’émotion ; elle l’enrichit.
Briser les clichés sur la région
Trop souvent absente des récits contemporains ou réduite à des images d’Épinal, l’Auvergne s’affiche ici sous un jour moderne. C’est une région actuelle, étudiante, tournée vers l’innovation et la jeunesse. Choisir ce territoire, c’est aussi faire un pari éditorial : prouver que l’on peut raconter des histoires universelles loin des métropoles habituelles, en posant un regard neuf sur notre patrimoine.
Porter un nouveau regard sur notre quotidien
Finalement, l’ancrage territorial de LAVAA est une invitation. Une invitation à redécouvrir les paysages qui nous entourent, à comprendre les forces qui les expliquent et, peut-être, à voir naître des vocations au détour d’un sentier de randonnée ou d’une lecture de sismographe.
Le patrimoine n’est pas une pièce de musée figée. Il est vivant, il se transmet et, à travers la fiction, il redevient une source d’inspiration pour demain.
« L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature ; mais c’est un roseau pensant. »
Blaise Pascal