Le 4 septembre 2026, La Montagne a publié un article consacré à Lavaa, signé Angèle Broquère. Il contient un verbe que nous n’avions jamais utilisé pour parler de nous : infiltrer.
« Lavaa, la série animée auvergnate qui infiltre TikTok et Instagram pour parler volcans et intelligence artificielle aux jeunes. »
Infiltrer, ce n’est pas diffuser. C’est entrer quelque part où l’on n’est pas attendu, avec l’intention d’y faire autre chose que ce qui s’y fait d’habitude. En un mot, la journaliste a dit ce que nous mettons des paragraphes à expliquer : nous ne cherchons pas à occuper un espace publicitaire de plus dans le fil des réseaux sociaux, nous cherchons à y glisser quelque chose qui ne lui ressemble pas.
Elle a d’ailleurs construit son article autour d’une phrase de Philippe Ruby, prononcée sans prendre de gants : « Le but, c’est de hacker le système. »
Ce que le regard extérieur retient
Un article de presse est un miroir légèrement décalé. On s’y reconnaît, et on y apprend quelque chose.
Nous avons retrouvé nos intentions : une héroïne brillante, intuitive, dotée d’une mémoire hors norme, qui évolue dans un monde marqué par le machisme et la mise à l’écart des profils atypiques. Une série adressée en particulier aux jeunes femmes, pour donner une autre image des carrières scientifiques. Une intelligence artificielle qui n’est ni condamnée ni célébrée, mais interrogée — plusieurs formes d’IA traversent la série, certaines utilisables à bon escient.
Nous y avons surtout trouvé une chose que nous n’aurions probablement pas écrite nous-mêmes, et qui est pourtant exacte. L’article comporte un intertitre : « Aucune certitude sur l’audience ». Il rappelle que nos premières vidéos ont d’abord attiré des internautes hostiles à l’usage de l’IA, avant que d’autres s’intéressent à l’histoire.
C’est vrai, et ce n’est pas un accident de parcours. Lavaa se construit au fil des retours du public. Une série qui parle des mécanismes qui façonnent la société ne peut pas prétendre échapper à ceux-là mêmes qu’elle décrit.
Être lue depuis le territoire
Il y a enfin ceci, qui compte pour nous plus que le nombre de lecteurs : c’est le quotidien de la région qui a raconté l’histoire. Les volcans d’Auvergne ne sont pas un décor emprunté dans Lavaa, ils incarnent le lieu d’où nous travaillons. Être décrits depuis ce territoire, et non depuis les pages « tendances numériques » d’ailleurs, remet le projet à sa place : une série auvergnate, faite sans studio et sans budget, qui parle à des jeunes gens du monde dans lequel ils vivent.
Merci à Angèle Broquère pour la justesse de sa lecture, et à La Montagne pour l’attention portée à un projet indépendant.
Lire l’article : lamontagne.fr
Voir la série : Instagram, TikTok et YouTube — @lavaa_game